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arcaneslyriques
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Cercle littéraire "Arcanes Lyriques" retranscription des réunions.
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Blog Littérature
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13.07.2007
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LA LORELEI

LA LORELEI

Publié le 04/10/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
LA LORELEI
La Lorelei à travers plusieurs poèmes allemands et français des 19e et 20e siècles

Partie 1/5 - La naissance du mythe

Le mythe de la Lorelei ne date que du 19e siècle et c’est au poète romantique allemand Clemens Brentano (1778-1842) que l’on doit la création de ce personnage. Il lui a été inspiré par le rocher de la Lorelei, nom qui signifie à peu près « rocher de l’écho ». Celui-ci se trouve sur une portion du Rhin, longue de 65 km, qui se situe entre Bingen et Coblence (en Allemagne) et qu’on appelle aujourd’hui le « Rhin romantique ». La Lorelei est une avancée schisteuse de 132 mètres de haut. Le Rhin forme, en la contournant, un coude où le courant est particulièrement dangereux, si bien que, pendant longtemps, les bateaux se brisèrent contre les falaises. Ces accidents donnèrent au rocher une funeste réputation. Un écho y était audible autrefois, lorsque les activités fluviales étaient moins bruyantes. Le son se répèterait sept fois.

Pour en revenir au personnage, c’est en 1801 que Brentano a évoqué une femme nommée Lore Lay, dans une ballade de son roman Godwi (Sechs und dreißigstes Kapitel) :

Zu Bacharach am Rheine

Zu Bacharach am Rheine
Wohnt eine Zauberin,
Sie war so schön und feine
Und riß viel Herzen hin.

Und brachte viel zu schanden
Der Männer rings umher,
Aus ihren Liebesbanden
War keine Rettung mehr.

Der Bischoff ließ sie laden
Vor geistliche Gewalt –
Und mußte sie begnaden,
So schön war ihr' Gestalt.

Er sprach zu ihr gerühret:
»Du arme Lore Lay!
Wer hat dich denn verführet
Zu böser Zauberei?«

»Herr Bischoff laßt mich sterben,
Ich bin des Lebens müd,
Weil jeder muß verderben,
Der meine Augen sieht.

Die Augen sind zwei Flammen,
Mein Arm ein Zauberstab –
O legt mich in die Flammen!
O brechet mir den Stab!«

»Ich kann dich nicht verdammen,
Bis du mir erst bekennt,
Warum in diesen Flammen
Mein eigen Herz schon brennt.

Den Stab kann ich nicht brechen,
Du schöne Lore Lay!
Ich müßte dann zerbrechen
Mein eigen Herz entzwei.«

»Herr Bischoff mit mir Armen
Treibt nicht so bösen Spott,
Und bittet um Erbarmen,
Für mich den lieben Gott.

Ich darf nicht länger leben,
Ich liebe keinen mehr –
Den Tod sollt Ihr mir geben,
Drum kam ich zu Euch her. –

Mein Schatz hat mich betrogen,
Hat sich von mir gewandt,
Ist fort von hier gezogen,
Fort in ein fremdes Land.

Die Augen sanft und wilde,
Die Wangen roth und weiß,
Die Worte still und milde
Das ist mein Zauberkreis.

Ich selbst muß drinn verderben,
Das Herz thut mir so weh,
Vor Schmerzen möcht ich sterben,
Wenn ich mein Bildniß seh.

Drum laßt mein Recht mich finden,
Mich sterben, wie ein Christ,
Denn alles muß verschwinden,
Weil er nicht bey mir ist.«

Drei Ritter läßt er holen:
»Bringt sie ins Kloster hin,
Geh Lore! – Gott befohlen
Sey dein berückter Sinn.

Du sollst ein Nönnchen werden,
Ein Nönnchen schwarz und weiß,
Bereite dich auf Erden
Zu deines Todes Reis'.«

Zum Kloster sie nun ritten,
Die Ritter alle drei,
Und traurig in der Mitten
Die schöne Lore Lay.

»O Ritter laßt mich gehen,
Auf diesen Felsen groß,
Ich will noch einmal sehen
Nach meines Lieben Schloß.

Ich will noch einmal sehen
Wol in den tiefen Rhein,
Und dann ins Kloster gehen
Und Gottes Jungfrau seyn.«

Der Felsen ist so jähe,
So steil ist seine Wand,
Doch klimmt sie in die Höhe,
Bis daß sie oben stand.

Es binden die drei Ritter,
Die Rosse unten an,
Und klettern immer weiter,
Zum Felsen auch hinan.

Die Jungfrau sprach: »da gehet
Ein Schifflein auf dem Rhein,
Der in dem Schifflein stehet,
Der soll mein Liebster seyn.

Mein Herz wird mir so munter,
Er muß mein Liebster seyn!« –
Da lehnt sie sich hinunter
Und stürzet in den Rhein.

Die Ritter mußten sterben,
Sie konnten nicht hinab,
Sie mußten all verderben,
Ohn Priester und ohn Grab.

Wer hat dies Lied gesungen?
Ein Schiffer auf dem Rhein,
Und immer hats geklungen
Von dem drei Ritterstein. Bei Bacharach steht dieser Felsen, Lore Lay genannt, alle vorbeifahrende Schiffer rufen ihn an, und freuen sich des vielfachen Echos.

Lore Lay
Lore Lay
Lore Lay

Als wären es meiner drei.

***


Se croyant victime d’une malédiction, car tous les hommes tombent amoureux d’elle jusqu’à en périr, Lore Lay ne souhaite rien d’autre que mourir. De plus, elle se sent trahie par son amant qui est parti dans un pays lointain et qui ne l’aime pas. L’évêque n’est quant à lui pas insensible à son charme. Plutôt que de la condamner, il préférerait la voir entrer au couvent. Trois chevaliers doivent l’y conduire. Mais, en chemin, elle demande à son escorte de la laisser grimper en haut d’un rocher, afin de pouvoir contempler une dernière fois le château de son amant. C’est alors qu’elle voit une barque sur le fleuve. Elle est persuadée que son amant en est le passager. Transportée de joie, ne sachant plus vraiment ce qu’elle fait, elle se jette dans les flots, sans que les chevaliers, ralentis par leurs montures, puissent la rattraper.

Tout au long du poème, la malchance de la Lorelei est évoquée par des termes qui sont propres au domaine de la magie : « Zauberin » (la magicienne), « böser Zauberei » (la mauvaise magie), « Zauberstab » (la baguette magique), « Zauber Kreis » (le cercle magique). En contrepartie, d’autres mots font allusion à la religion (« Bischoff » (l’évêque), « Gott » (Dieu), « Christ », Kloster (le couvent), Nönnchen (la petite nonne), Gottes Jungfrau (la vierge de Dieu). Ce n’est finalement pas la religion qui est le remède aux maux de la Lorelei, mais la mort.

Le feu, qui symbolise la passion destructrice, est évoqué à travers plusieurs termes : « Flammen » (flammes), utilisé 3 fois et « brennt » (brûle).

L’issue finale est en fait prévisible :
« Weil jeder muß verderben,
Der meine Augen sieht. » (parce que celui qui voit mes yeux doit se précipiter dans l’abîme)
« Vor Schmerzen möcht ich sterben,
Wenn ich mein Bildniß seh. » (je voudrais mourir de douleur en voyant mon image)
« Ich will noch einmal sehen
Wol in den tiefen Rhein, » (je veux encore une fois voir dans les profondeurs du Rhin)

Le chiffre trois apparaît très fréquemment dans le poème : certains termes sont répétés trois fois (« Flammen » (flammes), « verderben » (s’abîmer)), les chevaliers de l’escorte sont trois et l’écho, que Brentano évoque à la fin, se répète trois fois. Le chiffre trois a de tout temps été un symbole très puissant ; ici, il peut être rapproché de la magie autant que de la religion.

Brentano s’est inspiré des Métamorphoses d’Ovide et notamment du mythe d’Echo (Echo tombe amoureuse de Narcisse, mais celui-ci la reçoit avec mépris. Le cœur brisé, elle s’enfuit dans une grotte où, solitaire, elle se laisse dépérir. Elle maigrit jusqu’à disparaître et seule sa voix demeure. Ainsi naît le phénomène de l’écho).

Il a également utilisé le mythe de Narcisse (Narcisse se voit dans l’eau de source et tombe amoureux de sa propre image. Ne pouvant atteindre son reflet, il reste à côté de la source et se laisse dépérir).

Un autre version de ce poème, qui a pour titre Loreley, est présente dans le recueil Gedichte, paru en 1854, après la mort de l’auteur.

Illustration : Carl Joseph BEGAS, (1794-1854), Die Lorelei, 1835

Rachel Gibert pour la réunion du 21 septembre 2008


:: Les commentaires des internautes ::

Anonyme le 06/05/2009
c très bien
jvous félicite
XD


Anonyme le 01/08/2010
arf et dire que mon nom est presque le même
d'écriture certes noms mais d'echo sa fait froid dans le dos
lorelei est mon nom
appelez moi lolo car si vous repetez 3 fois lorelei garde à se qui arrivera
xd


anne LEVIEL le 21/01/2012
Merci pour ces précisions , notamment l'origine du nom !

je prépare une version contée et chantée incluse dans un spectacles sur les eaux vives où les femmes ont une place de choix !

amitiés de Picardie
Anne Leviel, conteuse
www.anne-leviel.com


Benoît Hamon le 22/01/2012
Une série que j'ai parcourue et que je trouve, ma foi assez documentée. On ne parle pas assez, en France, de ce fiévreux romantique de Clemens Brentano.
Je reviendrai à l'occasion.

Je vous laisse toutefois l'adresse de mon site, si par hasard vous vouliez jeter un oeil à nos travaux..
http://agora.kegtux.org/

Bonne continuation,
B.H.


BROCQ le 25/05/2012
Cette page est tout simplement excellente. Je vois 1/5 à côté de la naissance du mythe. Il existe donc 4 autres pages. Comment les consulter ? Merci d'avance