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arcaneslyriques
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Cercle littéraire "Arcanes Lyriques" retranscription des réunions.
Catégorie :
Blog Littérature
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13.07.2007
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16.11.2011

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La mystérieuse histoire de Zana

La mystérieuse histoire de Zana

Publié le 26/05/2010 à 16:53 par arcaneslyriques
La mystérieuse histoire de Zana
La mystérieuse histoire de Zana.



Si je vous parle du Yéti, vous allez sourire. Pourtant le sujet n’est en rien risible. Ce sont des lords anglais tout à fait sérieux et des alpinistes de très haut niveau qui ont les premiers attiré l’attention du grand public sur ces créatures hantant l’Himalaya. Ce n’est que par la suite, à cause d’une traduction erronée, que les journalistes commencèrent à parler de « l’abominable homme des neiges ». Le mal était fait, impossible de revenir en arrière. Et désormais à chaque fois que le sujet du Yéti sera abordé, il y aura toujours chez le grand public un ricanement à peine étouffé. Il suffirait cependant qu’on cesse de rire quelques instants pour s’apercevoir que chaque région du monde a son Yéti, peu importe le nom qu’on lui donne. Sasquatch aux Etats-Unis, barmanu au Pakistan, jarang-gigi en Malaisie ou encore ngoloko en Tanzanie, il s’agit toujours grosso modo du même type d’hominoïde trappu, poilu et sauvage. A croire que si le yéti est un canular, c’est le canular le mieux organisé du monde !


Le Caucase aussi a son yéti, qui s’appelle l’almasty, ou tout simplement l’alma. Les récits abondent sur cet hominoïde dépassant parfois les deux mètres, recouvert d’un pelage roussâtre et dont les yeux émettent une lueur rougeâtre dans la pénombre. Mais l’histoire la plus étrange est certainement celle de Zana, une histoire parfaitement authentifiée et largement documentée. Seule son interprétation peut être sujet à discussion. Voici cette histoire.


En 1850, en Géorgie, un groupe de chasseurs a ramené des forêts du Mont Zaadan une créature hominoïde à mi-chemin entre une femme et une guenon. Autrement dit, avec toutes les apparences d’une alma femelle. Baptisée Zana, elle fut enfermée dans une cage durant près de trois ans. Son propriétaire, un habitant du village de T'khina, s’efforça pendant tout ce temps de l’apprivoiser. Mais la tâche était rude, Zana étant une créature d’une grande puissance musculaire et d’un caractère plutôt ombrageux. Cependant, au bout de ces années, Zana se fit plus douce et son propriétaire se décida alors à la sortir de sa cage.


Zana ne possédait de poils ni sur son visage très foncé ni sur ses mains de la même couleur. Ailleurs, elle était recouverte d’un pelage roux nettement plus long au niveau de la tête. Ses larges dents blanches, ses sourcils épais, son nez aplati et ses os de joues proéminents lui donnait un air peu engageant. D’autant moins que n’ayant jamais pu apprendre à parler, elle ne s’exprimait que par des cris, parfois plein de fureur.


Outre sa force hors du commun, Zana nageait très bien et courait aussi vite qu’un cheval au galop. Elle était également très résistante au froid, au point même de mal supporter les endroits chauffés. Cette robuste nature fut mis à profit par son propriétaire qui l’habitua à effectuer divers travaux pénibles par tous les temps, comme ceux de rentrer du bois en prévision de l’hiver, broyer du grain ou de porter des sacs de farine. Zana pouvait porter sans effort apparent un sac de farine de quatre-vingt kilos dans chaque main.


Il arriva un temps où le propriétaire de Zana la considéra pratiquement à l’égale d’une femme, avec les gestes et les conséquences que l’on devine. En fait, et pour dire la vérité, Zana eut tout au long de son existence de nombreuses relations avec beaucoup d’hommes, à la suite desquelles naquirent deux fils et deux filles, plus un cinquième enfant, son premier en réalité, qui ne survécu pas aux bons soins de sa mère. En effet, Zana avait l’habitude de baigner son premier nourrisson dans les eaux d’une rivière voisine. Mais l’hiver arriva, sans que cela ne dérange le moins du monde Zana. En revanche, pour son bébé, il n’en alla pas de même. Il mourrut d’un bain dans l’eau gelée de la rivière. Certainement pensait-elle que son bébé possédait la même résistance qu’elle au froid. Suite à cela, on préféra laisser des nourrices s’occuper des nouveaux-nés de Zana. Et c’est ainsi que ses deux garçons et ses deux filles suivantes atteignirent sans encombre l’âge adulte et eurent même une descendance. Cependant, même s’ils furent tous et toutes d’une intelligence normale, tout les distinguait physiquement du reste de la population alentour, tant par leur couleur de peau très foncée que par leur musculature hors-norme. Les deux garçons furent prénommés Dzhanda (né en 1878) et Khwit (né en 1884) et les deux filles Kodzhanar (née en 1880) et Gamasa (née en 1882). De ces quatre garçons et filles naquirent d’autres enfants physiquement assez semblables.


Zana est morte en 1890. Tout comme son fils Khwit, mort en 1954, elle a été enterrée dans un grand cimetière maintenant complètement abandonné et depuis envahi par de hautes herbes. Malgré de nombreuses recherches récentes, la tombe de Zana n’a, en tout cas officiellement, pas été précisément localisée. Une autre thèse voudrait que les autorités locales ne désirent pas vraiment révéler son endroit exact afin de garder l’exclusivité des informations scientifiques relatives à Zana. Toutefois, tout a été diffusé concernant le crâne de son fils Khwit. Voici les observations qui ont pu en être faites par l'anthropologiste M.A. Kolodievea :
« Le crâne trouvé à T’khina montre une combinaison originale de caractères modernes et anciens. La section faciale du crâne est sensiblement plus grande en comparaison du type moyen abkhaze. Toutes les mesures et les index de la découpe crânienne au-dessus des sourcils sont plus grands non seulement que ceux de la série moyenne abkhaze mais également que ceux de la taille maximum de quelques crânes fossiles déjà bien connus. Ceux qui se rapprochent le plus sont issus d’une série nommée Vovnigi II et datant du néolithique. »


Zana fut-elle une femelle alma ou une simple femme d’un aspect un peu étrange ? Je vous laisse vous faire votre opinion.


Frédéric Gerchambeau, pour la réunion du 14/03/10.


:: Les commentaires des internautes ::

Nihal le 01/05/2012
J'ai trouvé cela très bien réalisé et ça nous a appris beaucoup de chose, Merci!!