Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
arcaneslyriques
Description du blog :
Cercle littéraire "Arcanes Lyriques" retranscription des réunions.
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
13.07.2007
Dernière mise à jour :
16.11.2011

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Art pictural et illustration (7)
· Auteurs (1)
· Cinéma (3)
· Contes (4)
· Critiques de livres (53)
· Dossiers (9)
· Musique (8)
· Mystères et Enigmes (4)
· Mythes et Légendes (12)
· Nouvelles d'auteurs classiques (20)
· Nouvelles de nos membres (6)
· Poèmes d'auteurs classiques (65)
· Poèmes de nos membres (16)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or arcaneslyriques
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Le Romantisme littéraire
· La tuberculose, maladie romantique du 19ème siècle
· La nuit de décembre
· LA FEMME NUE DES PYRENEES
· LE CORBEAU

· La mort du Loup
· LE BARON PERCHE
· LA MOLDAU
· LE PHENIX
· Des fleurs pour Algernon
· La Banshee
· Mon rêve familier
· LE CORBEAU D'EDGAR ALLAN POE
· Le sang dans l'histoire (Porphyrie)
· heroic fantasy

Voir plus 

Blogs et sites préférés

· chaosdei
· elissandre
· nosferatuttiquanti


Statistiques 209 articles


Derniers commentaires

bon site^^ pas mal d'info cependant.... c'est pas bien le copier-coller ;)
Par Anonyme, le 10.12.2014

bonjour ; maritimes_0606 @hotmail.fr j 'octroie des prêts allant de 1000 à 800.000€ aux entreprises,so ci
Par maritimes, le 12.11.2014

quelles sont les deux premiere caracteristiqu e enoncee dans la premiere phrase
Par othman, le 08.11.2014

ses un très bon résumé
Par sef, le 23.10.2014

de passage par hasard, cherchant un résumé de ce livre que j'ai lu il y a quelque mois. merci pour ce résumé c
Par anneso, le 12.05.2014

Voir plus

RSS
Recherche
Recherche personnalisée

Musique

DAEMONIA NYMPHE

Publié le 01/09/2009 à 17:07 par arcaneslyriques
DAEMONIA NYMPHE
DAEMONIA NYMPHE


Ecouter un album de Daémonia Nymphé produit généralement un phénomène étrange. Au début, on trouve ça inhabituel et bizarre, mais comme c'est très bien fait et la plupart du temps très beau (ou alors délicieusement inquiétant), on laisse les musiques s'enchaîner. Toutefois, comme leurs albums sont relativement courts, pour prolonger de la magie qu'ils créent, on les remet. Et voilà comment on devient vite accro à Daémonia Nymphé et à sa musique terriblement addictive.


L'ambition de ce groupe n'est pas moins que de nous replonger dans l'atmosphère musicale de la Grèce antique. Et pour ce faire, ils vont jusqu'à utiliser des instruments appartenant à Nicholas Brass, un luthier spécialisé dans la recréation d'instruments disparus et possédant également une collection d'instruments anciens uniques au monde. Les odes, élégies ou prières psalmodiées ou chantées sont tout aussi authentiques, patiemment recueillies à partir de documents sans âge retrouvés ça et là. Cependant, c'est grâce à ses chants, évocateurs et puissants, alternant ou alliant voix masculines et voix féminines, que Daémonia Nymphé nous envoûte. Et le schéma, ingénieusement mis au point par les ancêtres de Socrate, quoique invariable, s'avère terriblement efficace à chaque fois. Les voix masculines font vibrer leurs basses chtoniennes, lentes et prenantes tandis que planent au-dessus les voix féminines, aériennes, mouvantes et émouvantes.


Bien sûr, tout cela ne serait qu'anecdotique si le principal talent de Spyros Giasafakis et de ses acolytes n'avait été de concocter pour chacun des albums de Daémonia Nymphé une succession sans faille de mélodies aussi superbes que diverses. On y passe allégrement de la mélopée la plus enivrante à la danse la plus entraînante avant de se voir finalement transporter jusqu'au sommet de l'Olympe par un choeur céleste.


La musique de Daémonia Nymphé, paradoxalement toujours aussi sobre dans ses arrangements que surprenante dans son impact auditif, n'est pas sans rappeler sur ce point Dead Can Dance. Néanmoins, avouons-le, tout comme Dead Can Dance n'a pas de véritable équivalent, Daémonia Nymphé n'en a pas non plus. Alors, est-ce en formation inclassable ou en groupe précurseur que Daémonia Nymphé, dont tous les albums sont parus sur l'excellent label Prikosnovenie, nous distille ses hymnes imparables et ses incantations hypnotiques ? Difficile de le dire pour le moment. Mais ce qui est certain, c'est qu'après une seule écoute d’un de leurs albums, la Grèce antique ne signifiera plus pour vous mythologie désuète et dieux oubliés mais plutôt trésor harmonique et nouveaux horizons musicaux. Et si vous avez la moindre chance d'assister à un concert de Daémonia Nymphé, ne la manquez surtout pas, c'est un moment que vous n'oublierez jamais.


Frédéric Gerchambeau, pour la réunion du 7 juin 2009.




PRIKOSNOVENIE

Publié le 29/07/2009 à 09:29 par arcaneslyriques
PRIKOSNOVENIE
Prikosnovénie


Prikosnovénie est un label de disques associatif indépendant français créé en 1990 par le musicien et ingénieur du son Frédéric Chaplain (Lys) et Sabine Adélaide (artwork et pochettes). Ce label se consacre aux genres Heavenly voices (voix féminines célestes), trip hop et « world musics métissées ». C’est aussi un label marqué par le fantastique et la féerie, proche des mouvements gothique et néo-classique. Il s’agit également d’un label qui vend plus à l'international qu'en France. Il a publié des artistes français (Orange Blossom, Antrabata, Ashram music, Prajna, Misstrip, Lys, 17eme Vie, Rajna), anglais (Ivo, Maple Bee), australiens (Louisa John-Krol), italiens (Gor), grecs (Daemonia Nymphe), etc.

Prikosnovénie est né à Nantes, en 1990, de la rencontre de Frédéric Chaplain, passionné de son, et de Sabine Adelaïde, photographe avertie. Le nom du label qu’il fonde alors signifie douce caresse, effleurement. Son but sera de présenter des musiques originales de la mouvance alternative dans un packaging plutôt luxueux. A cette époque des débuts, on aurait facilement pu définir Prikosnovénie comme le croisement du label Visa ((pour son militantisme indépendant) et du label anglais 4AD (pour son esthétisme énigmatique). La première cassette éditée se nomme « Sacrilège » et réunit 12 groupes aux tendances new-wave, poétique et romantique. C’est un succès. En 1993, Prikosnovénie sort sa première compilation CD intitulée « Très Hors » réunissant 13 groupes underground de l’époque dont Clair Obscur, Von Magnet, Dazibao, etc. C’est aussi l’occasion, pour la première fois, d’être distribué dans le circuit commercial des grandes chaînes de diffusion.

En 1994, Prikosnovénie édite son premier CD complet d’un groupe. Il s’agit de Cherche-Lune, formation nantaise néo-classique avec basse, violon, hautbois et voix féminine. Ce CD rencontre un véritable succès au-delà des frontières hexagonales, et notamment en Allemagne, au Mexique, au Japon et à Hongkong. Il exprime aussi fortement l’image de marque que le label veut instaurer. Frédéric et Sabine ont trouvé leur ligne éditoriale: la féminité, la légèreté, la mélancolie et la féérie. Cette ligne donnera naissance à la collection Iris centrée sur les voix féminines avec orchestrations acoustiques (XVIIème vie, Rajna, Les Secrets de Morphée, Jack Or Jive...).
En 1997, sous l’influence de Frédéric Chaplain, Prikosnovenie étend subitement son registre à des musiques n’entrant jusque là pas du tout dans son champ d’intérêt, ce qui aura de très heureuses conséquences. En effet, c’est cette année-là que Frédéric enregistre l’album d’Orange Blossom en 15 jours dans le studio de la STPO à Rennes tandis que Sabine crée une de ses plus belles pochettes. L’album de ce groupe nantais de trance-electro-trip-hop dépassera les 10000 ventes et ce succès permettra à Prikosnovénie de prendre véritablement son envol et de se professionnaliser. La preuve en est qu’après 6 ans de bénévolat, Frédéric reçoit enfin son premier salaire en temps que CES et que le label ouvre, enfin aussi, ses premiers bureaux officiels rue Jean Jaurès à Nantes. De 1997 à 2000, parallèlement à la collection Iris, Prikosnovénie surfera sur la vague du succès d’Orange Blossom et créera la subdivision Lytch qui sortira les albums de groupes tels qu’Atlas Project, Phil Von et Mimetic. Le point culminant de cette subdivision sera la soirée Lytch organisée au Batofar en Mai 2000.

En 2001, Frédéric Chaplain et Sabine Adélaide décide de quitter Nantes pour s’installer dans le cadre somptueux de la Garenne Valentin à Clisson. Cette envoûtante ville médiévale va devenir la nouvelle et merveilleuse muse inspiratrice de Prikosnovénie. Dans le même mouvement, non seulement le label va aussi s’ouvrir sur le monde en signant des artistes venant de la Terre entière mais il va également créer ses propres studios d’enregistrement. C’est dans ceux-ci que le label organisera, en 2002, une rencontre entre Louisa John-Krol (Australie), Francesco Banchini (Italie) et Spyros Giasafakis (Grèce), se qui aboutira à l’enregistrement d’un album entier de chansons nouvelles intitulé « Love Sessions ». C’est un rêve qui prend forme pour Prikosnovénie, devenir un centre catalyseur de création et de rencontre d’artistes. Cette même année 2002, Sabine Adélaide crée une borne musicale accompagnée de cadres photographiques présentant tout son travail graphique et les albums édités par le label. Cette exposition se présente sous la forme d’une borne musicale accompagnée de cadres photographiques. Depuis lors, cette borne d’exposition voyage de médiathèque en médiathèque.

En 2003, avec l’arrivée d’Arno, le label se dynamise et refond son image de marque. C’est sous la bannière World-Féérique que Prikosnovenie réunira désormais ses artistes. Ce qui impliquera que c’est à la fois sous l’angle des racines culturelles et dans la perspective de l’imaginaire que le label tracera sa nouvelle route éditoriale. C’est ainsi que naîtra la compilation-livre Fairy World 1 qui résumera les dix premières années d’activité du label dans un déluge de couleurs et de fées. 2003 sera également l’occasion d’une tournée européenne de Louisa John-Krol et Francesco Banchini qui se terminera à Rennes lors du concert Prikosnovenie de « La nuit des fées ».
Depuis, l’aventure continue…


Frédéric Gerchambeau, pour la réunion du 7 juin 2009.
Illustration d'Adelaïde, "Belladone" pour la galerie "Spirits of nature" du Label Prikosnovénie.




ROBERT

Publié le 24/09/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
ROBERT
ROBERT



Myriam Roulet, mieux connue sous le nom de Robert est née le 14 octobre 1964 et se consacrera à la chanson à partir de 1989. Petite fille pleine d’imagination, elle passe son temps à écrire des poèmes et à exercer sa plus grande passion : la danse classique. Mais malheureusement un problème articulaire (décalcification osseuse) lui fera arrêter la danse et c’est donc vers une toute autre carrière qu’elle se tournera. D’abord son intérêt pour le théâtre l’amènera à s’inscrire au cours dramatique, à jouer quelques pièces dont « L’école des femmes » de Molière mais aussi à faire quelques passages à la télévision.

Son groupe préféré les Rita Mitsouko lui donnera alors l’idée de devenir chanteuse. Contactant Mathieu Saladin, ancien camarade de collège musicien, ses rêves vont bientôt devenir réalité. Une grande complicité artistique va naître entre eux ainsi qu’une idylle amoureuse.

Son première 45 Tour « Elle se promène » sortit en 1990 va alors donner le ton à un univers qu’ils vont sans cesse exploiter et enrichir. Chanson très aérienne, au texte d’apparence légère, la voix de cristal de Robert nous rappelle bien curieusement l’une des facettes de Mylène Farmer pour la chanson « Maman a tort ». C’est donc une chanson enfantine, plutôt entêtante qui nous conte l’errance d’une jeune femme.

Il faudra attendre 1993 pour que sorte son premier album « Sine » composé de chansons musicalement électroniques, aux paroles ambiguës entremêlant l’insouciance et les jeux de l’enfance à des thèmes beaucoup plus profonds comme la pauvreté, l’indifférence, l’apathie et la difficulté de trouver une place sur terre mais tout ceci en laissant une large place à l’humour, à l’exagération ou au contraire à cette façon de minimiser les choses.

En 1997, elle fait la rencontre de l’écrivain Amélie Nothomb qui aura une influence sur sa musique et les textes de ses chansons mais c’est aussi à cette date que sortira son deuxième album « Princesse de rien ». Dans la même lignée que le premier soit d’apparence paisible et neutre il parle pourtant de choses graves tels que le sida, la folie, la rupture amoureuse…Cet album va sûrement plus loin que le premier et nous montre une Robert déterminée qui commence à prendre de la maturité et qui par son style décalé commence à s’imposer.

Son amitié avec Amélie Nothomb grandit au point que l’auteur sortira une biographie romancée sur la vie de Robert en 2002 qui s’intitulera « Robert des noms propres ». Ce roman est très dérangeant et nous montre des facettes de la vie de Robert jusqu’ici insoupçonnées : une enfance difficile, son combat face à l’anorexie…

Cette année-là voit aussi paraître le troisième album de Robert intitulé « Celle qui tue » dont plusieurs textes sont signés Amélie Nothomb. Cet album se révèle beaucoup plus violent que les précédents avec des textes frôlant la névrose, la voix de Robert se veut plus machiavélique et les thèmes abordés sont d’une cruauté beaucoup plus marquée. Sadisme, vengeance, assassinat, allusion au suicide…tout est en place pour plonger l’auditeur dans un climat très imagé aux teintes noires et pourpres. Des références sont faites par rapport à des romans d’Amélie Nothomb tel que « Attentat » par exemple. Les chansons comme « acide à faire », « à la guerre comme à la guerre », « rendez-moi les oiseaux », « sorcière » sont d’une noirceur surprenante compte tenu de ses précédents albums. L’on retrouve tout de même la poésie et la nostalgie qui lui sont cher dans des chansons comme « Le prince bleu », « Le chant des Sirènes », « Maman »…mais la dernière chanson « Requiem pour une sœur perdue » est de toute la plus dérangeante et la plus malsaine : elle raconte l’amour sans retenue de deux sœurs qui ne peuvent vivre l’une sans l’autre et qui finira par les détruire…

Ainsi l’univers obscur d’Amélie Nothomb vient enrichir celui de Robert qui l’anime merveilleusement par sa voix cristalline.

En 2005 sort « Six pieds sous terre » quatrième album au contenu très morbide qui musicalement est plus sombre et moins électronique et où les chansons deviennent plus complexes et moins faciles à retenir. Les thèmes abordés sont l’indifférence du genre humain (« Personne »), les blessures amoureuses, la perte de l’innocence, de l’espoir…

Sur scène, Robert est un personnage étonnant qui vit véritablement ses chansons en les théâtralisant, en soulignant certains aspects, en insistant sur d’autres. Les décors de ses concerts sont intimistes mais très suggestifs et chacun pourra apprécier ses quelques pas de danse ainsi que sa générosité.

D’une nature compliquée mais propre à émouvoir, Robert ne cesse de dérouter pour le plus grand plaisir de ses admirateurs qui respectent profondément et apprécient sa manière d’être décalée, sa discrétion dans les médias et surtout sa volonté de sortir des sentiers battus que ce soit dans l’absurdité ou la noirceur la plus totale.


Odéliane, pour la réunion du 21/09/08



DA SILVA

Publié le 25/06/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
DA SILVA
DA SILVA


Emmanuel Da Silva est un chanteur à texte de rock français. Né en 1976 c’est à l’adolescence qu’il décide de vivre pleinement sa passion pour la musique. Ses goûts musicaux le porteront d’abord vers un groupe de Punk « Mad Coakroches » puis vers un son plus brut en formant le groupe « Punishment Park ». A 21 ans, il va se consacrer à une musique plus acoustique avec son nouveau groupe « Venus Coma ». Mais il faudra finalement attendre 2005 pour que Da Silva puisse passer de VRP de Maison de disque au stade d’artiste indépendant en sortant son premier album intitulé « Décembre en été ». Ce qui caractérise cet album se sont les chansons courtes, épurées, marquées par sa voix rugueuse et grave. Mais Da Silva arrivera surtout à faire connaître ses chansons grâce au chanteur Cali qui l’invitera à faire la première partie de ses concerts.

La première chanson à émerger de « Décembre en été » sera « L’indécision » chanson mélodieuse au texte soigné qui reprend quelques vers du poète Lamartine. Le thème principal de cette chanson étant l’hésitation pour un couple de rester ensemble une fois la passion atténuée. Puis d’autres titres comme « Les fêtes foraines », « Se fendre les joues », « La saison » ou encore « Les loges de la colère » complètent cet album pour lui donner une intensité rare, un univers musical intimiste entre apaisements et plaies brûlantes. Les thèmes qui y sont abordés sont : la perte de l’innocence, l’espoir d’une vie meilleure, l’importance de la mémoire, la nostalgie de l’enfance, les aléas d’une vie amoureuse et la difficulté à vivre sereinement. La vie est ainsi associée à la mer où chacun de nous est incarné par un marin qui tente de naviguer paisiblement malgré les dangers et intempéries.

Son second album sortit en Avril 2007 s’intitule « De beaux jours à venir » et ne fait que confirmer le talent naturel de Da Silva qui oscille entre rock sec et acoustique tout en présentant une certaine fragilité et douceur où l’émotion, le doute et le désenchantement ont une place privilégiée au bord de cet abîme où tout est possible : le pire comme le meilleur. Les titres phares de cet album sont « L’averse », « De là-haut » et « Tant que tu es loin » et les thèmes qui y sont abordés sont la perte d’un être cher, la haine après une rupture amoureuse, les difficultés de communication entre deux personnes (La Muraille), les pièges de la vie que l’on n’arrive pas à éviter (L’attitude des altitudes) et cette envie de fuir pour découvrir une vie moins hostile (La fuite).

L’on peut remarquer de manière générale que Da Silva puise son inspiration des Côtes d’Armor où il a longtemps séjourné et il a la particularité pour exprimer ses sentiments de faire des métaphores sur les conditions météorologiques. Ainsi la colère est exprimée par l’orage ou la tempête, le retour du soleil ou une éclaircie à un retour au bonheur. Sa guitare se surnomme « Mouette » et ses chansons sont une invitation à une traversée des apparences.

Sa musique est rock avec pourtant des instruments aussi variés que le Ukulélé, la mandoline ou le violon et ses textes sont incisifs et concentrés car le chanteur nous précise qu’il n’aime pas diluer ses émotions mais les exprimer en bloc en disant le plus de choses possibles en peu de mots.

Ce sont donc deux très beaux albums truffés de poésie et de clameurs virulentes où les mélodies aussi bien lentes que rythmées nous entraînent dans un univers réaliste et touchant où le chanteur se livre sans concession ni armure sur ses états d’âme.


Odéliane, pour la réunion du 07/06/08.


NO TEARS

Publié le 04/06/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
NO TEARS
NO TEARS


• Présentation : La naissance du groupe français No Tears se concrétise en 2001 par la rencontre entre Paul Fiction passionné du son cold si particulier des années 80 et de Filipe, un ami artiste/guitariste. Tout deux s’adjoignent les services de Vincent K (ex bassiste du groupe Cyanhide) et enfin d’Elsa une amie de ce dernier au chant. Le line-up ainsi formé sort deux titres sur une compilation (str8line record). En 2002 Elsa et Filipe décident de quitter le « navire ». Maintenant réduit en duo, nos deux « survivants » essayent pendant relativement longtemps mais sans succès d’auditionner plusieurs guitaristes, chanteurs et batteurs. Mais c’est seulement en 2003 qu’une rencontre fortuite se réalise avec deux « figures » incontournables de la scène cold Française de la fin des années 80, début des années 90. Kristian Dernoncourt tout d’abord (exBunkerstrass, Model Martial, l’Avis G 821 et Renaissance Noir) en tant que chanteur/auteur/compositeur et enfin de Dominique Oudiou (ex Neutral Project) comme auteur/compositeur/guitariste. Fernando Million venant compléter l’ensemble à l’été 2004 comme batteur. Pour finir été 2006 arrivent D-Lex, guitariste puis Olivier Rhein à la batterie afin de palier les départs de Dominique et Fernando. Concernant le nom du groupe, celui-ci vient d’une chanson daté de 1978 du groupe cold originaire de San Francisco : Tuexdomoon, adorant ce titre le groupe voulait posséder un nom original et ironique (en effet « ne pas pleurer, ne pas verser de larmes » alors que tout autour de nous nous incite au contraire…)

No Tears se composent actuellement de :
• Paul Fiction : Syntés/Guitare/Programmation
• Kristian Dernoncourt : Chant/Bass/Guitare
• Vincent K. : Bass
• D-Lex : Guitare
• Olivier Rhein : Batterie


• « Borderline » 1er CD 10 Titres sortit en Novembre 2004 :

Ce premier Album peut être considéré comme un pont entre passé et présent. En effet en intégrant Dom et Kristian au sein du groupe, le son de « Borderline » prend de suite une couleur musicale reconnaissable entre mille. Pour preuve c’est en reprenant d’anciens titres comme « Prisoner » de Neutral Project ainsi que « Tears » de Bunkerstrass puis enfin « Feast » et « l’Amour Froid » de Model Martial, que le ton général de l’album est donné mais toutes dans des versions revisitées. Néanmoins il existait avant l’arrivé de nos deux compositeurs de talent des titres déjà écrits et composés, ils seront juste réadaptés.

L’album s’ouvre par le titre musical « Void », l’ambiance est d’emblée pesante, basse lourde, guitare et synthé venant napper le tout d’un brouillard nostalgique et triste. L’auditeur est invité à faire le vide, à pratiquer une sorte de méditation intimiste…

Suit « Night Effect », le rythme s’accélère tout en restant sombrement efficace, considérons le comme une suite au précédent titre. La nuit marquant au fer rouge ses effets dans notre esprit par le rêve qui reste notre seule porte de sortie, notre seul espoir face au jour empreint d’absurdité et d’incompréhension. Mais qui sait, les rêves peuvent devenir réalités…

Entre en scène maintenant l’admirable « Prisoner » ! Le son continue sa rapide progression. Kristian scande « I’Am a prisoner », prisonnier de nos obsessions ? De la folie ambiante ? Du conformisme ? Peut-être de tout cela à la fois mais si nous étions tout simplement prisonnier de nous-même ? Quoi de mieux alors comme porte de sortie que le suicide ? « À demain l’exécution » chante No Tears…

Le titre suivant, certainement l’une des meilleures compositions de l’album entre en action, la basse attaque seule, la guitare ainsi que la batterie venant ensuite la rejoindre pour former une spirale émotionnelle intense. La voix est prenante, nous transmettant par son timbre particulier une forte dose d’émotion nous serrant à la gorge, puis subitement changement de ton, la musique s’accélère avec un tempo soutenu, le ton ce durci, des rires de dément viennent renforcer une impression de folie ambiante, serait-ce à cause des années charnières que représente l’adolescence ? Sombrer dans la tourmente et renaître de ses cendres pour affronter le monde adulte ?

Une subtile introduction de piano annonce l’entrée en scène d’un personnage troublant et charismatique : Sade…L’histoire qui nous est contée représente métaphoriquement une des perversions de l’homme et du réputé marquis : le sexe, ses dérives, sa cruauté. Jusqu’où sommes-nous capable d’aller pour assouvir nos pulsions ? Encore une nouvelle forme de folie, comment résister face à tout ce qui nous entoure et nous encourage à franchir le pas ?

Changeant complètement de rythme, No Tears nous invite maintenant dans une sorte d’hymne post punk avec l’excellent « Tears ». D’abord lente, inquiétante dès le départ, la musique s’affole nous entraînant dans une tourmente hypnotique nous laissant Ko mais malgré tout encore debout.

Pour ceux et celles qui ont connus de près ou de loin Yvon Million (créateur/chanteur) du défunt groupe Neutral Project, nous trouvons avec cette composition "Mauvaise Farce" le renvoi à une image fort émouvante, un vibrant hommage particulièrement sensible et envoûtant. Regret éternel…

« Madness » quant à lui ouvre le bal…des vampires ! Sonnant musicalement comme une ode torturée et sombre sans concession. Un nouvel aspect de la folie nous guette, comment étancher notre soif de sang et de pouvoir sur l’être humain ? Morsure d’éternité toute relative, notre conscience collective a du sang sur les mains…

Quoi de mieux après cet épisode « sanguinolent » que de faire la « Feast » ? Magnifique reprise, ce titre est d’emblée très soutenu, c’est une nouvelle envolée post punk qui nous cingle le visage, pénétrant avec force nos oreilles. Comme pour Sade le fil conducteur est représenté par les pourvoyeurs d’illusions et d’hypocrisies : les prêtres, entraînants dans leurs chants de prières la naïveté du commun des mortels. Mais pour leur donner le change les « gens » font semblant d’approuver et d’être heureux ! Alléluia la foi est sauve !

Pour conclure ce somptueux album nous retrouvons avec délectation cette nouvelle reprise de « l’Amour Froid », sorte de déclamation lancinante humaniste contre la guerre. Ce tourbillon sonore et textuel nous entraînant vers les abîmes d’une des facettes les plus « controversées » de l’âme humaine. Des notes de piano venant achever, à la fin du morceau la course frénétique et absurde d’une quête perdue d’avance. L’homme s’ennuierait-il à ce point pour exprimer en retour ses vils et primaires instincts par la haine de son prochain ? Combien de morts lui faudra t’il pour recouvrer la raison ? Peut-être jusqu’à son annihilation complète…Mais il sera alors trop tard !



• « Obsessions » 2éme CD 9 Titres sortit en Février 2008 :


Avec ce 2ème opus, No Tears nous propose une sonorité plus vive, plus dure, avec moins de concessions par rapport au premier album, les textes étant eux aussi dans la même veine, mais il reste toutefois une ombre sonore mélancolique planant au dessus de la mêlée chaotique des tourments humains. En effet cet album explore encore plus loin certaines obsessions : « des tortures de l’âme »…

« Afraid of » à l’honneur de faire débuter l’album. Une guitare accrocheuse et rapide distille avec entrain des saveurs « Curesques » presque planantes et absolument délectables ! Mais pourtant en opposition avec le thème abordé. Premier volet d’une des obsessions parcourant l’album, il est ici question de la mort, « sa » mort, comment l’aborder ? Doit-on en avoir peur ? Ou au contraire l’attendre sereinement ? Ou pire encore, avec envie ?

L’homme dans le titre « Joie Minimale » est jugé comme un criminel ayant perdu la tête dans sa quête inassouvie de pouvoir et de destruction, No Tears nous prend à témoins et nous pose cette question cruciale « Homme où est ton âme d’enfant ? ». La batterie soutient en rythme et avec force le texte, servie en plus par des guitares tout à la fois puissantes et légères, savant mélange alchimique d’une musique « Cold » réinventée !

Petit clin d’œil au fabuleux titre des Sisters of Mercy ? Peut-être mais quoi qu’il en soit « Possession » se démarque singulièrement des autres titres par son sublime envol émotionnel musical, certainement l’une des meilleurs compositions du groupe à ce jour ! Nous trouvons avec ce titre une invitation à vouloir danser avec la mort ou (mieux ?) encore d’avoir une relation charnelle avec elle ! Fusion de deux âmes tourmentées, violent pacte d’amour, désir ultime interrompu par cette aube cruelle, annonciatrice de dépit et de frustrations…

Partant sur un rythme rapide « A Wonderful Day » poursuit ensuite sa course musicale avec moins d’entrain, devenant plus lent, plus sombre aussi, pour finir son parcours par une nouvelle envolée sonore couronnée d’un chant haletant et persuasif. Ce titre explore un des méandres tortueux de l’amour, toujours côté sombre. Aimer fait mal quand une histoire arrive à sa conclusion, déchirure extrême, perte d’équilibre, tout peut basculer. Douleur profonde enchevillée au corps, comment ne pas tomber de l’autre côté du miroir, celui de la perversion, celui du rejet de soi, de ses principes. Tout vol en éclat…jusqu'à sa chute brutale.

Dès les premières notes de « Paradoxe » nous voyageons avec délices dans des contrées plus extrêmes : celle du Post Punk. Extension et complément du titre « Sade » sur le premier album ? Il découle du précédent titre comme une suite logique. Confiné dans sa folie perverse, le conteur nous décrit son malaise mais surtout sa complaisance dans la forme la plus abjecte et aboutie de l’amour : le sadomasochisme. ..
Arrivé au bout de son expérience, le vide absolu s’installe, le ton et le rythme musical s’en ressent immédiatement, « Réincarnation » est peut-être le chemin de la rédemption mais comment remonter la pente quand la foi est exsangue ? S’inventer un autre monde ? Encore un de plus…

« Sabbat » titre incantatoire par opposition aux précédents, s’emble être l’une des voies envisagée. Quoi de mieux en effet que des rituels étranges ? Avoir la sensation d’appartenir à un clan, une fratrie, un monde ou tous les péchés seraient absous dans le sang et la magie sectaire ! Le rêve parfait ? Pas sûr du tout… Nouvelle illusion encore plus pernicieuse et dangereuse que les autres. Descente aux enfers avec comme guide Satan, notre démon intérieur ?...

Savante alchimie musicale, le titre « 12 Drummer Drumming » se réfère subtilement à « Hanging garden » du groupe Cure ainsi qu’à l’univers intensément sombre de Neutral Project par son intonation vocale, son phrasé et sa musicalité. Une inquiétante atmosphère nous entraîne tout d’abord vers une chute lente, inexorable destin préparatoire à une mort certaine. Ensuite la musique s’accélère progressivement ainsi que le cœur, battements en suspension, horloge interne déréglée palpitant en une danse frénétique et désespérée. Le dernier coup, le douzième approche, un soleil noir (encore N.P. !) obscurcissant le ciel d’une vie arrivée au bout du rouleau. Las de toutes ses expériences restées vaines de succès, le conteur s’éteint lentement dans un roulement de tambour, dernier soubresaut, ultime fil de vie.

Epilogue : « In [can] décence » mélange à merveille la métaphore entre la mort et le sexe. Parcours initiatique et méthodique, nouvelle approche d’une relation torride pré-mortelle mais avec cette fois le suicide en bout de mire. Le conteur, l’arme du destin à la main, parviendra t’il à ses fins ? Musicalement proche d’un cri de détresse, semblant d’une finalité imminente, sorte de constatation lucide avec une impatience non feinte, le final est à la hauteur de nos espérances !

Conclusion :
Avec ces deux albums No Tears associe avec conviction et force un son cold renouvelé, renaissance maîtrisée et digérée d’un genre musical apparut à l’aube des années 80. No Tears évite admirablement les pièges de la redite avec beaucoup d’intelligence, la base est forcément présente mais le tout est subtilement saupoudré d’une fine couche de modernité. Agrémenté de textes d’une qualité d’écriture rare empreint d’une poésie tour à tour moderne et classique. No Tears mérite largement la reconnaissance de ses pairs afin d’éviter encore une fois (malédiction ou manque d’intelligence ?) de passer à côté d’un grand groupe Français. Quand l’on constate actuellement le « revival » New/cold Wave avec le film « Control » ainsi que les groupes tel que : The Killers, Block Party ou Editors (par exemple) qui récoltent les fruits du succès, la place est grande pour accueillir des groupes Français comme No Tears ! (faut- il être absolument Anglophone pour réussir ?). No Tears possède tout les ingrédients pour devenir un groupe majeur et incontournable de la scène cold Française mais aussi et au-delà de ce simple aspect hexagonal à transcender leurs forces et leurs destins pour devenir un acteur indispensable au paysage musical mondial. Souhaitons leurs d’avoir autant sinon plus de succès que l’un de leurs groupes de référence, les aînés de « Cure » (ah le génialissime hommage qu’est Robert’ eyes !) et d’envahir la planète de leurs sublimes mélodies… No Tears un groupe déjà culte !


Perceval.







QNTAL

Publié le 10/05/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
QNTAL
QNTAL

Le groupe allemand QNTAL, souvent qualifié d’électro-médiéval, a su développer un style unique, d’emblée reconnaissable. Quelques notes – portées par la voie de la chanteuse Syrah – suffisent pour entrer dans un univers tout à la fois féerique, romantique, mélancolique, mystérieux ou encore épique.


Ce groupe se caractérise avant tout par un mélange de musique médiévale et de sons beaucoup plus contemporains. Electro-médiéval donc, mais pas uniquement.


QNTAL revisite non seulement la musique médiévale - comme les Carmina Burana ou les Cantigas de Santa Maria - mais encore la musique ancienne plus globalement : musique de la Renaissance, musique baroque… Citons par exemple le titre VII « Flow » de l’album Ozymandias qui s’inspire de J. Dowland ou encore le titre XI « Passaglia » de l’album Translucida qui rend hommage à A. Vivaldi.


En outre, les thématiques médiévales, à l’instar de celle de l’amour courtois présente dans l’album Tristan und Isolde, se teintent parfois de romantisme : Ozymandias est ainsi une référence explicite à un poème de Percy Shelley du XIXe siècle ; Emily Brontë est, quant à elle, à l’honneur dans Translucida (cf. titre VII « Words of light »).


Notons enfin que la place de l’électronique varie au gré des albums et des morceaux. Particulièrement audible dans les deux premiers albums, qui semblent d’ailleurs plus expérimentaux que les suivants, elle reste présente mais de manière moins ostensible dans les quatre autres albums.


Finalement, QNTAL est bien plus qu’un groupe d’électro-médiéval parmi d’autres. Syncrétiste, ce groupe allie magistralement musique ancienne et contemporaine. L’œuvre de QNTAL est un pont entre ses diverses sources d’inspiration : la variété des sons (qui sont parfois proches du bruitage) et des instruments ou encore la multiplicité des langues utilisées (français, allemand, anglais…) en témoignent.

Discographie :


1992 : QNTAL


1995 : QNTAL II


2003 : QNTAL III, Tristan und Isolde


2005 : QNTAL IV, Ozymandias


2006 : QNTAL V, Silver Swann


2008 : QNTAL VI, Translucida




Arianne de Blenniac pour la réunion du 20/04/08.






STANISLAS

Publié le 13/02/2008 à 12:00 par arcaneslyriques
STANISLAS
Stanislas, l’équilibre instable

Stanislas est un chanteur de variété française aux allures de Dandy romantique. Il possède de nombreuses cordes à son arc car il est à la fois chanteur, chef d’orchestre, compositeur, musicien, arrangeur et professeur de musique.
De son véritable nom Louis Stanislas Renoult, il est né à Paris en 1973 et va très vite se passionner pour la musique classique. A 11 ans il s’intéresse au solfège et à la théorie musicale puis fera partie de la chorale des solistes de l’opéra de Paris. A 12 ans, il montera même sur la scène du Palais Garnier pour y interpréter « Macbeth » puis « La Tosca » aux côtés de Luciano Pavarotti. Ce qui ne l’empêchera pas par la suite de chanter dans un groupe de rock, intitulé Lacrima.
Etudiant à l’école normale de Musique, il décroche son diplôme de direction d’orchestre tout en gardant le désir de pouvoir sortir un album en solo. Ses premières maquettes de chansons se font avec son frère Thibault mais celles-ci ne parviennent pas à convaincre les maisons de disques qui trouvent les chansons trop compliquées et la voix de Stanislas trop aiguë.
C’est finalement sa rencontre avec le chanteur Calogero qui va lui ouvrir bien des portes en lui faisant découvrir le monde des variétés. Parallèlement à son futur projet d’album en solo, Stanislas va fonder Pure Orchestra, un groupe d’électro-dance avec Gioacchino, le frère de Calogero.
En 2004 il commence l’écriture de son propre album et décide d’entamer une nouvelle collaboration avec son frère Thibault avec qui il écrira l’album « Les pas perdus ». Mais c’est en novembre 2007, que son tout premier album « L’équilibre instable » sortira enfin chez Polydor/Universal. Les 13 chansons qui le composent puisent leur inspiration musicale dans des genres très différents comme U2, Gainsbourg, Chopin, Vivaldi, Aha, Tears for Fears, Debussy… alliant à merveille la musique classique à une sonorité Pop et contemporaine.

« Le Manège » est le premier extrait de cet album très remarqué par les critiques. La mélodie est aérienne, planante et le texte léger et envoûtant à la fois. Le refrain est facile à retenir et la voix du chanteur très pure, dégagée de tout artifice vocal.
Le clip, quant à lui, vient renforcer les images qui peuvent se dégager de la chanson. On y voit Stanislas dans un décor enneigé. Il semble isolé comme abandonné sur un morceau de glace entouré par les eaux et il tournoie, tournoie sur ce manège précaire qu’il associe volontiers au déroulement de la vie, à son côté étourdissant et surprenant.

Le deuxième extrait « La Débâcle des sentiments » en duo avec Calogero est beaucoup plus rythmée et vient casser la mélodie très douce du départ pour donner un style beaucoup plus rock, plus vif qui va se retrouver en totale harmonie avec le texte de la chanson. Le vocabulaire qui en émerge reprend l’imagerie associée à la guerre, à la violence de ses combats mais aussi à son côté absurde.
C’est une histoire d’amour qui nous est raconté mais une histoire d’amour qui finit mal, comme sur un champ de bataille…
Il est à souligner que la voix des deux chanteurs se marient prodigieusement et qu’il devient parfois difficile de les distinguer.

Tous les titres de l’album sont chantés d’une voix cristalline, épurée et presque aérienne alors que les textes sont plutôt empruntés à une mélancolie langoureuse, bien ancrée et parfois saillante à bien des égards. L’écriture de l’album oscille entre une solitude douloureuse et les aléas d’une vie amoureuse pourtant déstabilisante. D’autres thèmes sont également abordés comme la nostalgie de l’enfance dans la chanson « L’âge bête », la peur face aux lendemains dans « Nouveau Big Bang », au temps qui fuit et qu’on ne peut rattraper dans « Mémoire Morte ». Mais généralement la plupart des chansons fait référence à toutes les étapes d’un amour déçu, manqué ou qui finit par s’éteindre de lui-même comme dans les chansons suivantes : « La Belle de mai », « Les lignes de ma main », « La débâcle des sentiments », « Entre deux femmes », « Ana quand bien même », « Le temps des roses » et « A d’autres » où le chanteur se désole avec poésie d’avoir connu l’amour, de l’avoir pourtant laisser filer pour ensuite voir avec amertume son âme-sœur se blottir dans d’autres bras.

De toutes ces chansons entêtantes et mélodieuses on en garde un souvenir nostalgique et précieux, où le temps d’un album la magie des mots évanescents s’est associée à la voix d’un ange…

Odéliane.


La Fille d'Octobre

Publié le 26/11/2007 à 12:00 par PerCeVaL
La Fille d'Octobre
LA FILLE D'OCTOBRE

La Fille d’Octobre est un tout nouveau groupe français qui vient de sortir son premier album le 12 octobre dernier et donné son premier vrai concert le 29 octobre.
La musique et les paroles de ce groupe se composent sous la forme d’un « concept Album ». Concept enrichit et complété par les photographies de Franck Glénisson qui « habille » à merveille l’univers tourmenté du groupe.
Leur album joliment nommé « Hurle-vent » nous entraîne dans une histoire teintée de fantastique et de romantisme. Chaque chanson se déroulant comme les séquences d’un film aux scènes tour à tour bouleversantes et cruelles avec comme point d’orgue un étourdissant final.
Il est très difficile de vouloir comparer La Fille d’octobre avec le paysage musical actuel, inventeurs et pionniers en la matière, ils peuvent se glorifier d’avoir créé un univers particulier, un genre unique qui leur va comme un gant. Qualifions donc leur création de variété pop/ gothique, de lyrique orchestral et cinématographique !
Leurs influences musicales empreintes sur certaines compositions aux arpèges filmographiques de Danny Elfman (compositeur pour les films de Tim Burton) pour par exemple les chansons « Trop d’amour tue » ou encore « Sur ma lune ». D’autres reçoivent de plein fouet les assauts lyriques/gothiques de « Within Temptation » par exemple pour la chanson « Sous les nénuphars » entre autre. D’autres encore resteront dans le schéma classique des compositions musicales à grand spectacle tel « Le Roi Soleil » avec la chanson « Tout doit brûler ». Autant de genres différents qui rassemblés intégralement ou en partie sur certains morceaux donnent (enfin) naissance à un nouveau style musical ! C’est donc un beau tour de force et rien que du bonheur pour nos oreilles !

La Fille d’Octobre se compose de trois grands talents :

- Tout d’abord sa chanteuse, Malaurie Duffaud, possède beaucoup de cordes à son arc, passant avec allégresse du cours Florent au conservatoire à Montpellier, pratiquant entre autre le théâtre, la danse, le piano, et c’est surtout par sa voix que Malaurie trouvera sa vraie…voie ! Participant à divers spectacles musicaux, elle découvre en tant que choriste l’univers Pop/Rock avec le groupe Nova puis devient par la magie des rencontres la chanteuse du groupe et ce pour notre plus grande joie !

- Le parcours du compositeur Christophe Houssin quant à lui passe par les notes du piano, l’envoûtant depuis l’âge de 8 ans ! Eclectique s’il en est, Christophe arrange, réalise et mixe lui-même ses propres compositions… ou celles des autres. Travaillant souvent avec un beau fil d’Ariane nommé Nolwen. Ses œuvres se déclinent par des compositions toujours mélodiques, orchestrales mais flirtant aussi avec les arcanes musicaux du groupe Rock progressif Cafeïne.

- Pour finir les textes du parolier Franck Harscouet conjuguent avec talent toutes ses passions pour le fantastique et le romantisme exacerbé. Exerçant tout d’abord une myriade de facettes artistiques comme la mise en scène, la création de costume, de décors, Franck fait feu de tout bois, et joue aussi la comédie au théâtre ! Venant à la musique tout naturellement après un tel parcours, il écrit en autre une chanson pour Nolwen et poursuit en beauté son aventure en tant que parolier avec La Fille d’Octobre.

De tout le concept général du projet musical d’ « Hurle-Vent » c’est sans aucun doute les textes qui forment l’essentiel de la clé de voûte à l’édifice.
Le mot « poésie » vient de suite à l’esprit et c’est une poésie forcément empreinte d’une forte teneur en mélancolie. Alcool poétique donc qui nous invite à boire toutes ces paroles sans aucune modération.
Quant à la construction des textes même, de nombreuses références sont faites à la mythologie avec par exemple le mythe d’Icare, aux contes de fées avec des allusions à Peau d’âne, la belle au bois dormant, le chat botté, le petit poucet, Aladin… A certains personnages historiques tel Casanova de Seingalt, célèbre aventurier galant de Venise.
Le romantisme littéraire est très présent avec une abondance de termes faisant référence à la faune (L’oiseau, le hibou, le corbeau) et à la flore ( les chardons, les pivoines de Chine, le lotus, les nénuphars…) mais aussi à l’écoulement du temps (Le crépuscule, l’Aube…)et au passage des saisons dont la chanson du même titre est inspiré du poème « Au bord de l’infini » de Victor Hugo.

Passée l’introduction musicale, la première chanson démarre par le titre énigmatique de « Sous les nénuphars ». Notons au passage qu’un fil conducteur s’égrènera tout au long de l’album par de courtes « plages musicales », invitant l’auditeur à la méditation.
L’histoire d’ « Hurle-Vent » débute par la douleur que s’inflige l’héroïne sous la forme métaphysique d’une noyade dans un lac. Ses réflexions devant l’amener à pouvoir surmonter ses peines et voir l’avenir sous un jour nouveau. C’est donc un voyage introspectif et personnel qui nous est proposé, fait de sentiments contradictoires mais toujours empreints de mélancolie et de lassitude.
Recherchant avant tout l’amour, l’héroïne se démène par presque tous les moyens pour y parvenir en usant par exemple de sa séduction exacerbée ou de sa douceur envoûtante. Voulant se débarrasser de son passé pour renaître tel un phénix, La fille d’Octobre se veut au travers de chaque chanson prendre le dessus sur ses souffrances et rencontrer enfin l’amour tant attendu, tant sublimé.

Après un album d’une telle richesse musicale et littéraire, leur concert à « La Boule noire » fut la confirmation d’un réel talent.
Avec un décor intimiste fait de teintes d’Automne ( présence sur la scène de branches et de feuilles d’Automne), une présentation soignée avec par exemple les costumes des musiciens (identiques et originaux faisant parfois penser aux protagonistes du livre d’Anthony Burgess, « Orange Mécanique) et plus encore de la chanteuse qui a chaque tenue ne cesse de nous faire voyager à travers d’autres époques et d’autres mondes imaginaires (robes du 19ème siècle, manteau de contes de Fées, cape du Petit Chaperon rouge…)
L’orchestration était rythmée, précise avec un niveau technique d’une rare qualité. L’amalgame des instruments modernes (Batterie, Basse…) aux instruments classiques (violoncelle, xylophone…) donnait un charme certain à cette musique sans âge, ni époque. Le public pouvait se sentir transporté d’émotions à chaque chanson ; le violoncelle ayant une part importante dans cet effet. La voix de la chanteuse était puissante, maîtrisée, chaque vocalisme venait parfaire cet ensemble. La tonalité musicale du concert apporte donc quelque chose de nouveau aux rythmes de l’album, donnant des accentuations plus fortes à chaque instrument.